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Définition : qu’est-ce qu’une douleur musculaire (myalgie) ?

La douleur musculaire aussi appelée myalgie est une souffrance affectant un ou plusieurs muscles et dont l’intensité et la durée sont variables. 

La myalgie peut être causée par un effort intense, un traumatisme, ou encore associée à une maladie aigüe ou chronique. L’étiologie est généralement plus facile à déceler lorsque la douleur est localisée. En effet, les causes de douleurs diffuses sont nombreuses et variées. 

Les douleurs musculaires et la fatigabilité à l’effort sont des motifs très fréquents de consultation chez le médecin. 

Quelles sont les différents types de musculaires ?

Une douleur musculaire est consécutive à l’activité physique ou non. 

Les douleurs physiques liées à l’effort

  • Les courbatures qui sont des douleurs transitoires qui apparaissent entre 6 et 48 heures après un effort physique inhabituel. Elles sont transitoires (elles durent rarement plus de 7 jours). Elles engendrent une douleur, une perte de force ainsi qu’une raideur musculaire. Les courbatures provoquent une réaction inflammatoire du tissu musculaire à l’origine de microlésions cellulaires diffuses. Elles sont sans gravité, résultant d’un processus physiologique adaptatif à l’effort physique. 
  • Les crampes qui sont des contractions involontaires et passagères du muscle particulièrement douloureuse. Elles sont plus fréquentes chez les sportifs, favorisées par l’effort physique et la déshydratation. Elles atteignent souvent le muscle du mollet. Elles cèdent généralement avec un étirement de quelques secondes.
  • Les contractures  correspondent à des contractions involontaires prolongées et douloureuses d’un muscle. Les contractures peuvent survenir au repos, mais dans la majorité des cas, elles sont consécutives d’un effort physique, d’un traumatisme (chute, faux mouvement…) voire associées à une lésion musculaire (claquage, déchirure). 
  • Les élongations sont une forme sévère de contracture : les fibres musculaires sont déchirées. L’étirement du muscle et sa contraction sont alors particulièrement douloureux. L’élongation est survient lors d’un effort brutal avec un mécanisme de contraction excentrique (c’est-à-dire lorsque le muscle se contracte alors qu’il est en train d’être étiré).
  • Les déchirures musculaires (claquages) correspondent à une rupture partielle d’un muscle et de son enveloppe. La douleur, au départ violente, brutale, devient sourde et permanente. Le claquage représente un accident très fréquent chez les sportifs.  Il est le plus souvent lié à une contraction violente et rapide ou un choc sur un muscle contracté.
  • Les ruptures musculaires ou ruptures musculo–tendineuses complètes sont une forme sévère de claquage qui laisse le plus souvent des séquelles sur le long terme. Elles se caractérisent par une déchirure totale du muscle et de son tendon. 

Les douleurs musculaires au repos

  • Les spasmes correspondent à des contractions musculaires brutales qui peuvent se prolonger. Ils sont le symptôme d’une fatigue musculaire, d’une déshydratation, d’un manque de récupération ou encore d’étirements. Ils affectent souvent les muscles posturaux (qui s’étendent du thorax jusqu’à la partie basse du bassin). 

Letorticolis est une douleur soutenue au niveau du cou en raison d’un spasme musculaire qui empêche la personne de tourner la tête dans une direction et de l’incliner dans la direction opposée.

  • Les myoclonies sont des secousses musculaires (comparables à un sursaut)  brèves (moins d’une seconde), involontaires, soudaines et brusques. Elles peuvent être symptomatiques d’une maladie neurologique ou encore secondaire à la prise de certains médicaments. Parfois, elles sont inexpliquées et non pathologiques. 
  • Les myalgies spontanées qui correspondent à des sensations douloureuses, ressenties au niveau d’un muscle en dehors de tout effort. Elles n’ont pas de cause connue. Elles peuvent parfois survenir la nuit. 

Quelles sont les causes des douleurs musculaires ?

Les douleurs musculaires peuvent être la conséquence : 

  • d’un effort musculaire intense et/ou inhabituel
  • d’un état fébrile ou de grande fatigue (asthénie) ; 
  • d’une maladie aiguë ou chronique. Il peut s’agir d’une infection (comme la grippe, la covid-19, un zona) ou encore d’une maladie systémique auto-immune ou inflammatoire (comme le lupus érythémateux disséminé, la maladie de Lyme, la polyarthrite rhumatoïde, la polynévrite, la polymyalgie rhumatismale (ou pseudopolyarthrite rhizomélique)…) ; 
  • d’un trouble métabolique (comme le diabète) ou hormonal (comme un trouble de la thyroïde, un syndrome prémenstruel…) ;
  • de carences (en vitamines ou en minéraux comme le magnésium, le calcium, le potassium…) ; 
  • d’une maladie neurologique (comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson…) ; 
  • d’une myopathie ou dystrophie musculaire (comme la maladie de Duchenne) ; 
  • d’une intoxication
  • d’une hypoxie (diminution de la quantité d’oxygène dans le sang) ; 
  • d’une déshydratation
  • d’une fibromyalgie
  • d’un syndrome d’intolérance à l’exercice qui se traduit par des symptômes déclenchés par l’effort physique : douleurs musculaires, crampes, claudication intermittente, fatigabilité, déficit moteur, myoglobinurie (urines foncées) et un gonflement musculaire ; 
  • d’un syndrome de sevrage (à l’alcool, à des stupéfiants ou à des médicaments) ; 
  • la prise de certains médicaments (statines,  quinolones , glucocortidoïdes …). 

Fibromyalgie : qu’est-ce que c’est ? Pourquoi j’ai mal partout ?

La fibromyalgie est une forme de douleur chronique diffuse qui affecterait près de 1,6 % de la population. La maladie peut apparaître à tout âge affectant aussi bien les hommes que les femmes.

Généralement les douleurs ressemblent à des courbatures musculaires pulsatiles et lancinantes à divers endroits du corps. Certains patients décrivent aussi des crises douloureuses déclenchées par un stress ou l’activité physique/intellectuelle intensive. L’évolution se fait sur plusieurs années avec, en alternance, des périodes d’aggravation, de stabilité et d’apaisement.

À ce jour, les causes de la fibromyalgie ne sont pas élucidées.

Le traitement est essentiellement symptomatique, consistant avant tout à soulager la douleur. 

Quels sont les symptômes de la myalgie ?

Les symptômes d’une douleur musculaire varient en fonction de la nature de cette dernière. Il peut s’agir : 

  • d’élancements ;
  • d’engourdissements ou de fourmillements (paresthésies); 
  • d’une raideur musculaire
  • de sensations de brûlure
  • des douleurs brutales à type de “décharges électriques ou de “coups de poignard”
  • une gêne dans l’exécution des mouvements
  • des mouvements involontaires des muscles (spasmes ou myoclonies).

Douleur articulaire ou musculaire : comment faire la différence ?

Il convient de ne pas confondre une douleur musculaire et une douleur articulaire.

La douleur musculaire est généralement aiguë, plus souvent consécutive d’un effort, d’un faux mouvement ou d’un choc. Elle peut être atténuée lorsque le muscle est “chaud” (après mise en mouvement). Elle peut être déclenchée lorsque le muscle est étiré.

D’un autre côté, la douleur articulaire (liée à une sursollicitation articulaire, à l’arthrose ou encore à l’arthrite) est le plus souvent chronique ou récurrente. Elle peut se déclencher au repos (en cas de maladie inflammatoire notamment). Elle est aggravée par le mouvement ou la mise en charge.

Quand s’inquiéter d’une douleur musculaire ?

Il est préférable de consulter un médecin si la douleur :

  • persiste plusieurs jours ; 
  • trouble le sommeil ;
  • s’accompagne de fièvre, de fatigue intense, de maux de tête, de tremblements ou d’autres signes généraux ; 
  • empêche le patient de se déplacer correctement ;
  • s’accompagne de signes d’inflammation.

Après un examen clinique, le médecin pourra prescrire différents examens complémentaires comme une échographie ou encore un dosage sanguins desCPK (créatines phosphokinases) qui sont parfois augmentées en cas d’inflammation. 

Inflammation musculaire : un signe de gravité 

L’inflammation est un signe de gravité en cas de douleur musculaire. Elle témoigne d’une lésion musculaire plus ou moins sévère. Le muscle est donc atteint suite à une torsion, une tension ou un choc. 

L’inflammation se reconnaît par l’apparition de certains signes comme : 

  • une sensation de chaleur
  • une douleur parfois intense ; 
  • un oœdème (gonflement, enflure) de la zone touchée ; 
  • une rougeur au niveau de la blessure.

Traitement : comment soulager un mal musculaire ?

Dans la grande majorité des cas, le traitement des douleurs musculaires comme les courbatures ne nécessite que du repos, accompagné parfois de séances de kinésithérapie.

L’application de chaleur ou au contraire de froid (poches de glace) peut parfois aider à soulager la douleur. 

D’autres traitements locaux peuvent permettre de soulager les douleurs musculaires par massage de la région douloureuse sans prescription médicale. Ces préparations contiennent des substances variées : anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou salicylates pour leur effet antalgique, camphre, eucalyptus, arnica ou menthol pour l’effet révulsif (provoquant une sensation de chaleur), myorelaxants.

Dans les cas plus avancés (comme en cas de contracture voire de claquage), le médecin peut prescrire des antalgiques par voie orale (paracétamol, paracétamol codéiné, ibuprofène..) ou des décontracturants

En dehors des myalgies liées à l’effort physique, en traitant la cause, les douleurs disparaissent. Par exemple, les douleurs musculaires dues à un syndrome grippal guérissent spontanément, sans traitement. 

Traitements complémentaires

L’éléctrostimulation, les thermothérapies, le drainage lymphatique et les chaussettes de compression font partie des différentes méthodes complémentaires d’une bonne récupération en limitant les courbatures.

En cas de déchirure musculaire, des séances d’ultrasons (vibrations de même nature que les ondes sonores, qui réduisent l’inflammation et améliorent la circulation sanguine), la cryothérapie (traitement par le froid qui atténue la douleur et diminue l’œdème) et la balnéothérapie (bains) peuvent aussi être employés. 

Comment éviter les douleurs aux muscles et la fatigue ?

Afin de prévenir toutes récidives, et pour préserver les muscles, quelques précautions peuvent être prises en ; 

  • pratiquant un échauffement avant chaque séance de sport ;
  • effectuant  des étirements en fin d’activité ;
  • adoptant un entraînement d’intensité progressive
  • s’équipant correctement lors d’une activité sportive (par exemple en se procurant les chaussures adaptées) ; 
  • respectant un temps de récupération suffisant entre deux séances ; 
  • adoptant de bonnes habitudes alimentaires; 
  • ayant un sommeil suffisant ; 
  • veillant à conserver une hydratation suffisante. 

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