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Comment survient le masque de grossesse également appelé mélasma ? Nous avons posé la question au Dr Marie Jourdan, dermatologue, qui nous met aussi en garde contre les mauvaises habitudes. 

L’article ci-dessous est la retranscription de la vidéo associée à cet article. 

Le mélasma ? Des origines mystérieuses

Le masque de grossesse, c’est un trouble pigmentaire chronique  qu’en réalité on cache au fond de soi depuis le début. En fait, il trouve ses origines aux confins du code génétique  et donc tout le monde ne fera pas un masque de grossesse. Si on est prédisposé génétiquement – et malheureusement, on le saura pas forcément – on va voir apparaître sur son visage des nappes pigmentées pas très bien limitées  à des zones particulières au niveau, en haut des pommettes, au niveau du front parfois  et régulièrement sur la lèvre supérieure, ce qui donne une petite teinte un  peu sale à la peau. Parfois, on a l’impression d’avoir une moustache sur les photos,  c’est particulier. 

Un phénomène très dépendant du soleil

Et ce trouble pigmentaire, on va s’apercevoir qu’il  répond à la luminosité du soleil.  Il s’accentue l’été et diminue à l’automne, mais on a du mal à s’en débarrasser tout à fait complètement. Et c’est là qu’on va consulter.  On va se rendre compte qu’il ne s’agit pas du tout de taches de soleil classiques qu’on va enlever et qui ne reviendront pas forcément tout de suite ou alors on en aura d’autres  et on aura enlevé celles qu’on voulait enlever. Là, pas du tout.  On voit que l’aspect du masque de grossesse… d’ailleurs, on a arrêté d’appeler son masque de grossesse parce que dans 80 % des cas, il n’y a pas du tout de grossesse.  Ça n’a rien à voir.  Et ce trouble pigmentaire chronique, il ne ressemble pas à des taches de soleil. 

Les taches de soleil, c’est vraiment des petites taches rondes ovalaires, bien délimitées, un peu marron,  qui vont s’accumuler au fur et à mesure sur le visage. Le masque de grossesse, c’est des taches beaucoup plus vastes avec des bordures un peu émiettées qui font penser à une carte de géographie. C’est plutôt un peu comme une teinte un peu sale,  mais ce n’est pas aussi bien limité qu’une tache de soleil. Et ce masque de grossesse va évoluer en fonction des saisons,  alors qu’une tache de soleil, une fois qu’on l’a, on l’a ! on la garde.

Les taches de soleil, ce sont des petites taches rondes ovalaires, bien délimitées, un peu marron, qui vont s’accumuler au fur et à mesure sur le visage. Le masque de grossesse, ce sont des taches beaucoup plus vastes avec des bordures un peu émiettées qui font penser à une carte de géographie. Dr Marie Jourdan

De temps en temps le masque de grossesse, ce qu’on appelle en réalité le mélasma va s’estomper l’automne hiver et va augmenter nettement l’été.  Il existe une prédisposition à faire un mélasma. Et quelqu’un qui n’a pas cette prédisposition, Il aura beau aller au soleil, il n’y aura pas de mélasma. C’est beaucoup plus fréquent chez les femmes,  beaucoup plus rare chez les hommes, mais c’est possible.

Pas tous égaux face au mélasma

Et puis il y a des familles où il y a des mélasmas. Donc évidemment, on retrouve ce caractère un peu génétique  pour ce qui est des types de peau propices à faire un mélasma, c’est vrai qu’on en trouve particulièrement au niveau du pourtour méditerranéen,  mais disons que sur des peaux très, très claires, c’est un petit peu plus rare, sur des peaux très très foncées, des peaux noires, si on en développe un, on ne le verra pas forcément très bien. Donc on va se retrouver sur des peaux soit claires, soit un peu mates, où le mélasma va particulièrement se voir  quand on ne sait pas si on est prédisposé ou pas au mélasma, il faut juste prendre conscience que sur ce code génétique dont on n’a pas forcément conscience, il va y avoir des facteurs qui stimulent,  qui ravivent le mélasma.

Et ces facteurs, c’est 1 le soleil et plus précisément la lumière du soleil, pas spécifiquement le soleil sur la plage,  c’est vraiment la lumière, même quand il fait pas très beau  et du moment qu’il y a une certaine luminosité, même de la lumière visible,  ça peut stimuler le mélasma.

Les phénomènes irritatifs, les gommages, les frottements peuvent aggraver, stimuler le mélasma. Dr Marie Jourdan

Le deuxième facteur, c’est les mouvements hormonaux.  Un changement de pilule, un arrêt de pilule, une prise de pilule, une grossesse,  tout ça, ça peut venir stimuler un mélasma dont on n’avait pas conscience.

Et enfin, un facteur dont on parle un peu moins mais qui est important,  c’est l’irritation.  Les phénomènes irritatifs les gommages, les frottements peuvent aggraver, stimuler le mélasma. Et ça, c’est important parce que quand on commence à voir qu’on a des taches, il y a beaucoup de gens qui vont commencer à faire des gommages, à se nettoyer le visage et en fait ils peuvent, de par la stimulation de la microcirculation du visage, en fait, ils peuvent faire l’inverse. Ils peuvent nourrir cette pigmentation du visage.

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