Spread the love

Chaque année, de plus en plus de personnes se voient diagnostiquer un cancer, selon l’étude de Santé publique France. En 2023, l’institut estime à 433 136 le nombre de nouveaux cancers en France, et en majorité (57 %) chez l’homme, avec un âge médian de 70 ans chez l’homme et 68 chez la femme. Les cancers les plus fréquents sont, chez l’homme : la prostate (59 885 cas), le poumon et le côlon-rectum. Chez la femme, ce sont le sein (61 214 cas), puis le colorectal et enfin le poumon.

Depuis 1990, « le nombre de nouveaux cas de cancers a doublé, avec une augmentation de 98 % des cancers chez l’homme et de 104 % chez la femme, toutes localisations confondues ». Le taux d’incidence des cancers augmente de 0,9 % chaque année chez la femme, et de 0,3 % chez l’homme, chez qui ce chiffre « semble se stabiliser depuis 2012 », selon Santé publique France. L’institut note deux changements majeurs de tendances : l’incidence du cancer de la prostate augmente depuis 2015 ; et celle de la thyroïde diminue depuis 2014.

Augmentation nombre cancers France

© INCA

En cause de cette augmentation considérable : les évolutions démographiques (augmentation et vieillissement de la population), et une augmentation du risque de cancer. Par exemple, les cancers causés notamment par le tabac chez l’homme sont en diminution, alors qu’ils ont « considérablement » augmenté chez la femme, « en lien étroit avec l’évolution de la consommation de tabac ». Selon un baromètre de Santé publique France publiée en décembre 2022, le nombre de femmes de 18-75 ans qui fument quotidiennement est passé de 20,7 % à 23 % entre 2019 et 2021 (source 1).

Selon l’OMS, les cancers sont responsables d’environ 10 millions de décès par an dans le monde. En France, on compte chaque année 45 000 décès par cancers liés au tabac, et 16 000 à l’alcool.

Moins de patients hospitalisés pour un nouveau cancer pendant la crise sanitaire

Les inquiétudes étaient nombreuses quant aux conséquences de la crise sanitaire sur la prise en charge du cancer. « L’ampleur de ces perturbations n’est pas encore connue, mais une étude analysant les hospitalisations pour un nouveau cancer nous en donne toutefois un premier ordre de grandeur : le nombre de personnes hospitalisées pour un nouveau cancer observé en 2020 est inférieur de 5 % au nombre attendu hors crise sanitaire », indique Santé publique France. « Le déficit ne semble pas avoir été compensé en 2021 (pas d’excès observé) », précise l’institut. Certains cancers ont été particulièrement impactés, notamment ceux « bénéficiant d’un dépistage organisé ou d’un report de chirurgie possible ».

Prévention : les recommandations pour diminuer le risque de cancer

Heureusement, cette augmentation de l’incidence des cancers en France n’est pas irrémédiable. « Près de la moitié des cancers pourraient être évités en arrêtant de fumer, en respectant les repères en matière de consommation d’alcool, en mangeant équilibré et varié et en pratiquant une activité physique régulière », rappelle l’Institut national du cancer dans un communiqué (source 2).

« Pour lutter contre l’augmentation de l’incidence des cancers chez la femme et favoriser leur diminution chez l’homme, les stratégies préventives doivent être renforcées parmi les populations et classes d’âge à risque élevé. Des causes évitables doivent être ciblées, telles que l’obésité et la sédentarité, mais aussi, plus spécifiquement, le tabagisme, notamment pour le cancer du poumon, l’infection à HPV pour le cancer du col de l’utérus, ou encore les expositions aux ultraviolets (naturels ou artificiels) pour le mélanome cutané », confirme Santé publique France.

Leave a Reply

Your email address will not be published.