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Dans les centres commerciaux, dans les écoles, dans les parcs d’attractions, parfois même dans la rue… Les Défibrillateurs Automatisés Externes (DAE) sont partout ou presque dans notre quotidien, et même obligatoires dans certains lieux recevant du public.

Pour autant, sont-ils vraiment utilisés en cas d’attaque cardiaque ? Il semblerait que non, ou du moins pas assez, si l’on en croit les résultats d’une nouvelle étude scientifique britannique, présentée à la conférence annuelle de la British Cardiovascular Society, à Manchester (Royaume-Uni).

S’appuyant sur les données du service d’ambulances de l’Est de l’Angleterre et du réseau national de défibrillateurs développé par la British Heart Foundation, l’étude révèle que ces dispositifs médicaux ne sont utilisés que dans un arrêt cardiaque sur dix survenant dans un lieu équipé. Ce n’est donc pas un manque de défibrillateurs qui explique ce faible chiffre.

Les autorités de santé appelées à réagir

Les chercheurs se sont basés sur les 1 649 arrêts cardiaques survenus sur la zone étudiée entre avril et septembre 2022. Des défibrillateurs d’accès public étaient disponibles (à moins de 500 m de l’arrêt cardiaque) dans 1302 (79 %) cas, mais utilisés dans 132 (10 %) des cas seulement. L’étude a par ailleurs mis en évidence des disparités importantes en termes d’équipement : il y avait moins de défibrillateurs dans les zones les plus défavorisées, par rapport aux zones les plus favorisées et passantes.

Les auteurs de l’étude rappellent qu’un massage cardiaque et l’usage d’un défibrillateur peuvent plus que doubler les chances de survie d’une personne en arrêt cardiaque. Ils invitent les autorités de santé à revoir leur copie, tant en termes de moyens et de répartition des défibrillateurs que de sensibilisation et d’éducation des citoyens à ces dispositifs qui sauvent des vies.

Sur son site internet, le ministère français de la Santé rappelle que, “par décret […], toute personne, même non-médecin, est habilitée à utiliser un [défibrillateur automatisé externe, ou DAE], quel que soit son âge.” Il ajoute qu’il est “indispensable que toute personne, témoin d’un arrêt cardiaque, initie la « chaîne de survie » formée des 4 maillons qui procurent aux victimes les meilleures chances de survie”, à savoir :

  1. alerter : composer le 15, le 18 ou le 112 ;
  2. entreprendre un massage cardiaque ;
  3. utiliser le plus précocement possible un défibrillateur et écouter les consignes qu’il donne ;
  4. et poursuivre les tentatives de réanimation jusqu’à l’arrivée des secours.

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