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Sa vidéo, ci-dessous, a le mérite d’attirer l’attention et d’interroger sur l’avenir de la greffe. La start-up BrainBridge, spécialisée en neurosciences et génie médical, a annoncé, images à l’appui, être en train de développer un système de transplantation de tête, intégrant de la robotique “dernier cri” et une intelligence artificielle (IA), afin de réaliser ce qui s’est avéré impossible jusqu’ici : greffer une tête sur un corps humain et obtenir ainsi une personne viable.

Rappelons qu’en 2013 déjà, un neurochirurgien italien, Sergio Canavero, avait publié un article dans une revue scientifique affirmant que la greffe de tête d’une personne vivante sur un corps mort était une prouesse technique réalisable. Hélas, s’il l’avait bien réalisée en 2017, cette greffe avait été menée sur un cadavre et non sur un individu vivant.

« Un nouvel espoir » pour des patients atteints de « maladies incurables »

Ici, la start-up a bon espoir d’y parvenir, cette fois en faisant appel aux nouvelles technologies. Il s’agirait, selon le biologiste moléculaire Hachem Al-Ghaili, directeur de la start-up, du “premier concept au monde de système de transplantation de tête, qui intègre une robotique avancée et une intelligence artificielle pour exécuter des procédures complètes de transplantation de tête et de visage. Ce système de pointe offre un nouvel espoir aux patients souffrant de maladies incurables telles que le cancer de stade 4, la paralysie et les maladies neurodégénérativescomme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson”.

L’entreprise fait le pari que, grâce à ces nouvelles technologies, la greffe de tête sera possible et facilitée, deux robots chirurgicaux pouvant travailler de concert pour greffer la tête au plus vite, et s’aider de l’IA pour éviter les erreurs et s’adapter aux circonstances. Le tout à grand renfort d’implant et adhésif chimique pour aider les connexions neuronales à se rétablir.

La vidéo fait aussi mention d’un bandeau BrainBridge, qui devrait permettre au patient de communiquer ses besoins pendant sa convalescence, et même diriger mentalement certains objets, tels qu’une chaise roulante.

Vers une greffe de tête d’ici 8 ans ?

Évidemment, cette séquence semble tout droit sortie d’un lointain futur, à des années-lumière de ce qui se fait actuellement. Cela dit, la start-up fait le pari que les progrès de l’IA et de la robotique sont tels qu’ils pourraient aboutir à ce type de projet “Frankensteinesque”. Après tout, n’est-ce pas le propre de la Science que de repousser les limites du possible ?

Restent de nombreuses questions pratiques, philosophiques, éthiques… Et la question du rejet, d’ordre physique d’une part, par les organes du corps vis-à-vis du cerveau, mais aussi d’ordre psychologique, avec la difficulté d’accepter ce corps qui n’est pas le nôtre.

Pour l’heure, Hashem Al-Ghaili entend constituer son équipe, obtenir des études de faisabilité puis, d’ici huit ans, mener à bien la première intervention chirurgicale de ce type, entièrement robotisée et guidée par l’IA.

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