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Didier Raoult est dans le viseur de seize sociétés médicales savantes. Dimanche 28 mai, ces dernières ont publié une tribune dans Le Monde. Elles dénoncent le traitement à l’hydroxychloroquine qu’ont reçu plusieurs milliers de patients de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille. Une étude prépubliée en avril dernier avait dévoilé que 30 423 personnes testées positives au Covid-19 avaient reçu de l’hydroxychloroquine dans le cadre de cet essai entre le 2 mars 2020 et le 31 décembre 2021.

« La prescription systématique aux patients atteints du Covid-19, quels que soient leur âge et leurs symptômes, de médicaments aussi variés que l’hydroxychloroquine, le zinc, l’ivermectine ou l’azithromycine, sur des ordonnances pré-imprimées, s’est d’abord effectuée sans bases pharmacologiques solides, et en l’absence de toute preuve d’efficacité », écrivent les signataires.

Au regard des différentes données disponibles, les auteurs de cette tribune estiment qu’il s’agit « vraisemblablement (du) plus grand essai thérapeutique ‘sauvage’ connu à ce jour ». De plus, ces prescriptions « ont été poursuivies, ce qui est plus grave, pendant plus d’un an après la démonstration formelle de leur inefficacité ». En conséquence, les sociétés savantes réclament aux autorités sanitaires de prendre des « mesures adaptées aux fautes commises », au nom de la « sécurité des patients ». Avant de conclure : « L’inaction n’est plus une option ! ». Au mois d’avril, l’Agence du médicament (ANSM) avait estimé que l’utilisation de l’hydroxychloroquine exposait “les patients à de potentiels effets indésirables qui peuvent être graves”.

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