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Serviettes et tampons hygiéniques sont générateurs de déchets. Or, la pollution étouffe la planète. Il faut agir ! Chaque femme jette, en moyenne, au cours de sa vie,17 000 serviettes hygiéniques et applicateurs, soit entre 100 et 150 kg de déchets. Mais, sur le plan mondial, cela représente7 milliards de tampons et 12 milliards de serviettes hygiéniques. Et les protections hygiéniques mettent, environ, 500 ans à se dégrader ! Alors, peut-on faire autrement ? Oui. Ce qui est sûr, c’est que l’on peut faire baisser ces chiffres.

Culotte menstruelle : comment ça marche ?

Comme c’est quelque chose de nouveau, la culotte menstruelle lavable ou culotte périodique nécessite une petite période d’apprentissage.

Les culottes périodiques ne sont pas vraiment adaptées aux flux abondants

Cependant, la gynécologue estime que « la culotte menstruelle est bien pour les règles peu abondantes, comme celles sous pilule, ou pour la nuit pour les femmes qui saignent peu. En revanche, ce peut être plus compliqué pour les femmes qui ont des règles abondantes ou hémorragiques ».

Ce que confirme Sokona Martin, créatrice de So’Cup : la culotte menstruelle est idéale pour les flux légers à normaux. Au-delà, on peut porter le modèle ‘nuit’ dont le fond est doublé et qui protège 6 à 8 heures maximum. 

Le syndrome du choc toxique, c’est quoi ?

Le syndrome du choc toxique augmente depuis les années 2000 : 5 cas en 2004, 19 cas en 2011, 22 en 2014 et 23 en 2017. Cependant, c’est très peu par rapport au nombre de femmes qui ont leurs règles chaque mois. « Il faut arrêter de faire peur aux femmes et dire que le syndrome du choc toxique est lié à l’utilisation du tampon », dit la Dre Odile Bagot, gynécologue. « Il s’agit d’une pathologie de la femme jeune, liée aux règles. Il peut survenir aussi bien avec un tampon qu’avec une cup ».

Protections  périodiques : les fabricants obligés de mentionner certaines informations sur la composition 

À partir du 1er avril 2024, un décret va entrer en vigueur pour garantir une meilleure information concernant la composition et les risques liés à l’utilisation des produits de protection intime féminine. Tout d’abord, les fabricants devront nécessairement mentionner la liste des composants. Ensuite, le décret contraint à la présence de la mention des modalités et des précautions d’utilisation, ainsi que des « possibles effets indésirables (irritations, intolérances, allergies, microtraumatismes) ou plus graves tels que le syndrome de choc toxique menstruel », indique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Culotte menstruelle : quelle capacité d’absorption ?

Selon les marques, les culottes de règles sont confectionnées en coton (qui peut être issu de l’agriculture biologique), en bambou, en nylon. Elles existent, toujours selon les marques, de la taille 34 au 48 ou de XS à XXL.

Leur capacité d’absorption équivaut environ à deux tampons de flux abondant.

Quand changer sa culotte de règles ?

La culotte menstruelle ne doit pas être portée plus de 12 heures pour éviter la prolifération de bactéries, et sinon dès que l’on ressent une sensation d’humidité. Sokona Martin

Comment entretenir une culotte menstruelle ?

Sokona Martin conseille « de laisser tremper dans l’eau froide la culotte menstruelle et de la rincer jusqu’à ce que l’eau soit claire. Ensuite, on peut la laver à la main avec un savon détachant. En revanche, on évite le savon de Marseille ou tout savon riche en glycérine. Ce composé obstrue les fibres absorbantes de la culotte, ce qui les rendra de moins en moins efficace et risque d’entraîner des fuites ». Un séchage à l’air libre est préférable pour préserver la qualité et l’efficacité du tissu absorbant.

De son côté, la Dre Odile Bagot, gynécologue, conseille après l’avoir bien rincée de la laver en machine au moins à 40 °C.

Quelles sont les meilleures culottes de règles ? Comment choisir ?

Vous voulez passer à la culotte menstruelle ? Aujourd’hui, vous avez l’embarras du choix : culotte taille haute, shorty, culotte classique, en coton, en dentelle, en polyester…

En coton bio : So Cup

La marque propose différents modèles de culotte de règles 100 % made in France, de la taille XXS (26/28 idéale pour les pré-ados) à XXL (taille 50/52). Elles ont un fond imperméable, un fond absorbant en fibre naturelle de bambou et un autre fond en polyester qui est anti-microbien, anti-odeurs et anti-humidité. (En vente sur www.socup.fr, Kazidomi, la Tribu des saveurs, Vegan’Osh, Orijjine, Mademoiselle vrac, Tout par en vrac… Prix : entre 33 et 35 euros la culotte).

Jusqu’à la taille XXL : Louloucup

Les culottes Louloucup vont de la taille XS à XXL. Il y en a donc pour toutes les femmes. Elles sont déclinées en plusieurs coupes et sont certifiées Oeko Tex. Les culottes absorbent environ l’équivalent de trois tampons. Quel que soit le modèle, leur prix est de 28,90 euros pièce ou 53,80 euros le lot de 2 ; 75,90 euros le lot de 3 ; 99,60 euros le lot de 4 ; 114,50 euros le lot de 5. En vente sur www.louloucup.com

Culottes Louloucup

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© Louloucup

Culottes Louloucup

© Louloucup

En grandes surfaces : Blooming

Cette culotte menstruelle s’achète en même temps que l’on fait ses courses au supermarché. Le modèle « Laura » est en vente chez Auchan et Monoprix. De nombreux autres modèles, adaptés aux adultes et aux ados, sont en vente sur www.blooming.rocks. Elle se décline du 36 au 44, en dentelle, en coton ou en polyamide et elle est vendue entre 25 et 30 euros.

Quelle culotte menstruelle pour les jeunes filles ?

Pour celles qui ne veulent pas porter de tampons, et ne souhaitent pas non plus « sécher » la piscine, Modibodi propose des maillots de bain qui, grâce à une doublure de 3 mm, retient tous types de fuites. Le maillot une pièce se décline du 8/10 ans au 14/16 ans en noir et bleu marine. (65,50 euros.)

modibodi

© modibodi

Est-ce que les culottes menstruelles sont remboursées en France ?

En 2024, les protections hygiéniques réutilisables comme la coupe menstruelle ou la culotte menstruelle seront remboursées par la Sécurité sociale pour les jeunes femmes âgées de moins de 26 ans, ce qui concerne environ 6,7 millions de femmes. « Pour bénéficier de la gratuité sur les protections périodiques réutilisables, il faudra se rendre en pharmacie. La prise en charge est à hauteur de 100 % pour les bénéficiaires de la C2S. Elle est à hauteur de 60 % pour les personnes de moins de 26 ans. Les 40% restants sont dans la majorité des cas compensés par les organismes complémentaires », indique le site officiel de l’administration française.

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