Spread the love

Le 30 mai dernier, le collectif “Stop aux Violences Obstétricales & Gynécologiques” dénonçait les consignes diffusées par un cabinet de gynécologie obstétrique d’Indre-et-Loire, incitant à un examen gynécologique complet dès lors qu’une femme acceptait de s’y rendre. Le cabinet précisait qu’il se réservait la possibilité d’annuler la consultation en cas de refus, en amont du rendez-vous.

Face au tollé provoqué par cet affichage, dont la publication avait été acceptée en août 2022 par le Conseil départemental d’Indre-et-Loire de l’Ordre des médecins, ce dernier “présente ses excuses à l’ensemble des patientes qui ont été blessées par le contenu de cette affiche et tient à informer que ces affiches ont été retirées et remplacées par l’affiche du CNGOF”, Collège national des gynécologues obstétriciens de France.

Dans un communiqué (Source 1), l’Ordre tient ainsi à informer que les médecins n’ont pas à annuler un rendez-vous médical sous prétexte que le patient ou la patiente refuse un ou plusieurs des examens médicalement conseillés.

Une affiche qui menace et va à l’encontre de la charte établie

Rappelant “l’importance d’une information loyale et appropriée permettant de recevoir le consentement du patient lors de l’ensemble des examens médicaux”, l’Ordre souligne que les médecins “ont le devoir de soigner chaque patient, dans une relation de confiance et avec le consentement de leur patient recueilli à chaque étape de la prise en charge médicale”. À tout moment, par exemple le fait de douleurs ou d’inconfort, le patient a la possibilité de retirer ce consentement. Au médecin d’informer alors le patient ou la patiente de “de l’éventuelle nécessité d’un nouveau rendez-vous pour réaliser l’examen, si celui-ci est indispensable, et de l’informer des limites diagnostiques et thérapeutiques que cette absence d’examen clinique peut entraîner”, note le CNGOF dans sa charte.

Ce qui est terrible dans cette affiche, c’est que les rendez-vous se prennent longtemps à l’avance. On menace ou [on] met la pression sur une patiente alors qu’elle a besoin de soins”, a commenté Sonia Bisch, fondatrice et porte-parole de Stop aux Violences Obstétricales & Gynécologiques (StopVOGfr), au micro du Parisien. Cette dernière a souligné qu’il “y a une loi depuis 2002 qui dit que le consentement est rétractable à tout moment. Si on veut que le professionnel s’arrête, il doit s’arrêter. Il y a besoin malheureusement de légiférer, car il n’y a pas de sanction associée en cas de non-respect”.

Notons que le médecin généraliste et romancier Baptiste Beaulieu en a fait une chronique sur France Inter dans l’émission Grand Bien Vous Fasse de ce lundi 5 juin.

Résumé en vidéo

L'Ordre des Médecins rappelle l'importance du consentement

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *