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59 % des Français ont consommé des compléments alimentaires en 2022 (source 1). Pourtant, tous ne sont pas systématiquement bien informés sur leurs effets et risques. C’est pour lutter contre ce manque d’information que l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) a émis un avis ce 8 juin (source 2). « De nombreux compléments alimentaires contiennent des plantes, notamment médicinales. Celles-ci peuvent toutefois présenter un risque pour la santé, du fait d’interactions possibles avec des médicaments, de contre-indications, etc. Or le consommateur n’en est pas forcément informé », regrette l’Anses dans le communiqué.

Des risques d’interactions et d’effets indésirables

Anses : La consommation des compléments alimentaires à base de plante n’est pas sans risques. 

Malgré leur réputation naturelle, « la présence de plantes dans les compléments alimentaires peut parfois être faussement rassurante pour le consommateur, alors que certaines plantes peuvent présenter un risque », en particulier chez certaines « populations particulières, comme les femmes enceintes ou les enfants ».

Les plantes peuvent en effet causer de graves interactions médicamenteuses, mais aussi « entraîner des effets indésirables parfois graves, comme des allergies sévères ou des atteintes hépatiques potentiellement mortelles », alerte l’Agence de sécurité.

Mieux informer pour plus de sécurité

Les compléments alimentaires n’étant pas catégorisés comme des médicaments, ils ne sont pas soumis aux mêmes règles. Notamment, ils « ne comportent pas de notice obligatoire sur laquelle des informations relatives à la sécurité du produit pourraient être portées à la connaissance des consommateurs. Seules quelques informations succinctes, comme l’identité des ingrédients, doivent obligatoirement être mentionnées sur l’étiquetage ». Face à cela, l’Agence de sécurité alimentaire souhaiterait que les « éventuelles restrictions d’usage liées à la présence de plantes » apparaissent « de manière explicite dans la notice ou en mention sur l’emballage ».

Toujours dans un objectif de mieux informer les consommateurs, l’Agence, après une analyse de 118 plantes médicinales utilisées dans les compléments alimentaires, a mis en place un « tableau accessible en ligne donnant pour chaque plante une information synthétique ». Destiné principalement aux professionnels de santé, cet outil comprenant des précautions d’emploi, contre-indications et risques d’interactions pour chaque plante est « une première en Europe ».

Infographie Anses compléments alimentaires

© Anses

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