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Le santé cognitive des personnes âgées pourrait avoir un lien direct avec le métier qu’elles ont pratiqué durant leurs jeunes années. C’est du moins ce que laisse entendre une étude de la Mailman School of Public Health, de l’université de Columbia, parue dans la revue Neurology. Avoir exercé une activité stimulante du point de vue cognitif durant nos 30,40,50 et 60 ans aiderait à lutter contre le développement des démences et autres troubles cognitifs.

Un métier stimulant diminue le risque de démence

Les chercheurs sont partis d’une base de données norvégienne regroupant plus de 300 emplois différents. Ils se sont intéressés aux tâches routinières qui étaient associées à ces emplois, ce qui leur a permis de définir 4 groupes de métiers plus ou moins exigeants du point de vue cognitif. Plus le degré de tâches routinières était haut, moins le métier était considéré comme stimulant intellectuellement. Ils ne précisent pas les métiers concernés mais cela suppose qu’il y avait d’un côté des métiers plus manuels et de l’autre des métiers qui demandaient d’avantage de réflexion. Ils ont ensuite pris les résultats d’une autre étude chez des patients atteints de démence pour pouvoir lire les résultats de cette dernière à travers leur grille de métiers.

Après avoir distingué les facteurs d’âge, de groupe social, d’éducation, de genre… ils en sont venus à la conclusion que le groupe avec les tâches routinières les plus élevées présentait un risque de développer une démence plus important, à hauteur de 37% par rapport au groupe dont les métiers sont plus exigeants sur le plan cognitif.

« Les personnes ayant exercé des activités professionnelles stimulantes sur le plan cognitif dans la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine et la soixantaine présentaient un risque plus faible de DCL et de démence au-delà de 70 ans, ce qui souligne l’importance de la stimulation cognitive professionnelle au milieu de la vie pour le maintien des fonctions cognitives au cours de la vieillesse. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les exigences cognitives professionnelles spécifiques qui sont les plus avantageuses pour le maintien des fonctions cognitives à un âge avancé », conclut la recherche.

Source : Neurology

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