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Un mouton, un chien, un phoque, une grenouille et un être humain : quel est le point commun entre ces espèces ? Tous peuvent être porteurs de bactéries du genre Brucella, dont certaines sont responsables de la brucellose comme l’explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses). Avant de préciser : « Les symptômes de cette maladie chez l’être humain sont des poussées de fièvre, des douleurs et des maux de tête. Elle peut aboutir à des complications, notamment neurologiques ou articulaires, et devenir chronique. Les animaux atteints peuvent être victimes d’avortements, ou présenter de problèmes de fertilité et d’infections de l’appareil génital ».

L’Anses a lancé une nouvelle alerte suite à la détection de la bactérie chez… le chien. « Nous avons découvert trois chiens porteurs de Brucella suis. Cette bactérie est connue pour circuler chez les porcs, les sangliers et les lièvres, nous ne savions pas que les chiens pouvaient être infectés », explique Claire Ponsart, coordinatrice du projet et cheffe de l’unité Zoonoses bactériennes au laboratoire de santé animale de l’Anses. Et de compléter : « L’achat de chiens à l’étranger est légal, cependant aucun test sanitaire vis-à-vis de la brucellose n’est exigé. Les futurs propriétaires doivent savoir qu’en important leur animal, ils risquent aussi d’importer des maladies. »

Quel risque pour l’Homme ?

Le projet IDEMBRU, coordonné par l’Anses et rassemblant 9 partenaires de 8 pays européens (Allemagne, Bulgarie, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Pays Bas, Portugal et France) visait à mieux connaître ces nouvelles bactéries. Des outils de biologie moléculaire ont été mis en place afin d’identifier les différentes espèces de Brucella et, ainsi, d’accélérer les diagnostics en cas d’épidémie de brucellose. Ces nouveaux tests sont destinés à cibler les Brucella atypiques, mais aussi des Brucella classiques infectant des espèces inhabituelles.

Cette bactérie peut-elle représenter un risque pour l’Homme ? « Nous avons développé une méthode d’infection cellulaire in vitro qui donne des indications sur leur pouvoir pathogène pour l’être humain. Jusqu’à présent, peu d’indicateurs de pathogénicité existaient pour ces bactéries, on se basait principalement sur l’identification des bactéries en cause dans les foyers d’infection. », détaille Vitomir Djokic, scientifique au sein de l’unité Zoonoses bactériennes, qui a participé au projet. Si ce traitement permet de soulager certains chiens, ce n’est pas le cas pour tous. En conséquence, les animaux infectés sont considérés comme pouvant transmettre la maladie à vie.

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