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Bienvenue dans le monde de la baby gym, où chaque saut, chaque lancer et chaque pirouette est une étape vers le développement moteur et l’autonomie de votre enfant. Comme nous l’explique Hélène Bouline, vice-présidente de la Fédération Française de Gymnastique (FFGym), cette activité permet aux tout-petits d’explorer, de bouger et de prendre confiance en eux dans un environnement ludique et sécurisé. Préparez-vous donc à voir votre enfant s’épanouir, tant sur le plan physique que sur le plan émotionnel !

En quoi consiste la baby gym ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la baby gym ne consiste pas à reproduire des figures traditionnelles de gymnastique avec des enfants. Son objectif principal est de favoriser le développement moteur, sensoriel et cognitif des enfants à travers des exercices ludiques adaptés à leur âge.

« Concrètement, on accompagne les enfants dans le développement de leur grande motricité, de leur motricité fine et de leur motricité d’expression », explique Hélène Bouline. Ils apprennent donc à ramper, à rouler, à s’équilibrer, à se balancer, à sauter et à lancer. Le tout dans des espaces spécialement aménagés et avec du matériel adapté, comme des tapis de sol en mousse, des parcours d’obstacles, des tunnels en tissu, des poutres, des balles, des cerceaux, des rubans, etc.

Les activités proposées peuvent varier en fonction de l’âge des enfants, mais elles encouragent globalement l’exploration, tout en favorisant le développement de l’équilibre, de la coordination, de la souplesse et de la confiance en soi. Hélène Bouline, vice-présidente de la FFGym. 

À quel âge commencer la baby gym ?

La Fédération Française de Gymnastique propose des cours de baby yoga adaptés aux enfants de 15 mois à 6 ans. « On distingue généralement cinq catégories de cours en fonction des tranches d’âge : les 15-24 mois, les 24-36 mois, les 2-3 ans, les 3-4 ans et les 4-5 ans », précise Hélène Bouline. Certaines associations et organisations proposent toutefois des séances de baby gym accessibles dès l’âge de six mois. Quoi qu’il en soit, les exercices se complexifient à mesure que les enfants grandissent, dans le respect de leurs capacités physiques et cognitives.

Existe-t-il des contre-indications à la baby gym ?

Il n’y a aucune contre-indication à cette activité, assure l’experte. Pour cause ? La baby gym n’implique pas d’apprentissage technique : « On est plutôt dans l’accompagnement des enfants – y compris de ceux qui souffriraient de difficultés cognitives ou de handicaps moteurs. L’idée est de les inciter à explorer leurs capacités et leur créativité à leur rythme, sans jamais les contraindre. On mise aussi sur le mimétisme avec d’autres enfants qui n’auraient pas encore acquis les mêmes compétences », explique-t-elle.

Quid des risques ? Selon Hélène Bouline, ils sont plutôt minimes ! « Les enfants évoluent dans un environnement ultra-sécurisé sous la supervision d’animateurs et de nombreux adultes référents », précise-t-elle. En théorie, les risques ne sont donc pas tant physiques, mais peut-être plutôt psychologiques dans la mesure où certains parents pourraient avoir des rêves de grandeur pour leurs enfants et les stimuler en excès, ce qui s’avère néfaste pour le développement des tout-petits.

En cas de doute, si votre enfant présente un problème de santé, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre qui saura vous conseiller au mieux !

Comment se déroulent les séances de baby gym ?

Les séances de baby gym sont conçues pour être amusantes, stimulantes et sécurisantes. Leur contenu varie évidemment en fonction de l’âge des enfants, mais aussi en fonction des clubs et associations. Dans les grandes lignes, toutes les séances commencent par un temps d’accueil chaleureuxsuivi d’une période de mise en train pendant laquelle les enfants peuvent se déplacer librement dans l’espace dédié à l’activité, explorer le matériel et s’habituer à l’environnement.

Vient ensuite le temps de travailler la grande motricité : les enfants sont souvent encouragés à franchir des parcours d’obstacles conçus spécialement pour leur âge et leurs capacités. Ces parcours peuvent nécessiter de sauter par-dessus des obstacles, de ramper sous des obstacles, de grimper sur des structures douces, etc. À noter : des jeux interactifs peuvent aussi être intégrés pour encourager le jeu en groupe et le développement des compétences sociales.

S’ensuit un travail de motricité fine et d’expression : les enfants sont invités à manipuler des objets, à les saisir, à les lancer, à les recevoir, etc. « Selon les capacités des enfants cela peut être un ballon, un cerceau ou un ruban », souligne Hélène Bouline. Et de préciser : « ces exercices peuvent être réalisés en musique ou être suivis d’un temps d’éveil musical qui permet aux enfants de laisser parler leur créativité ! »

Enfin, les séances se concluent systématiquement par un temps calme. Certains animateurs l’accompagnent de mouvements de relaxation ou d’étirement pour faire redescendre l’excitation des enfants et leur permettre de rentrer chez eux sereinement.

Quelques exemples d’exercices…

Selon leur âge et leurs capacités psychomotrices, les enfants peuvent être emmenés à :

  • rouler au sol,
  • jouer à la balle,
  • marcher et courir,
  • attraper leurs pieds,
  • ramper dans un tunnel,
  • escalader des obstacles,
  • sauter dans des cerceaux,
  • sauter sur un petit trampoline,
  • se tenir l’équilibre sur une poutre ou un ballon de Pilates,
  • etc.

Référents affectifs : le rôle indispensable des parents et autres proches !

L’idée de laisser votre enfant seul dans un environnement qui lui est inconnu vous inquiète ? Sachez que la présence d’un référent affectif est fortement encouragée pour accompagner les enfants de 15 mois à trois ans.

Le référent peut être un parent, une nounou, un grand-parent… L’idée est que cet adulte de confiance puisse sécuriser l’enfant, le guider au travers des différents exercices et l’inciter progressivement à gagner en autonomie. Hélène Bouline. 

En somme, la présence de proches rassure les enfants et les incite à donner le meilleur d’eux-mêmes. « Pour les parents, c’est aussi l’occasion de profiter d’un temps de qualité, de créer des souvenirs et de prendre conscience des capacités de leur enfant », relève l’experte.

Quels sont les avantages de la baby gym pour les enfants ?

Vous l’aurez compris, la baby gym offre de nombreux avantages pour le développement des jeunes enfants, tant sur le plan physique que sur le plan mental. Elle leur permet :

  • d’explorer et de développer leurs capacités motrices,
  • de travailler leur coordination,
  • de développer une certaine habileté,
  • d’apprendre à se repérer dans l’espace,
  • d’apprendre à garder l’équilibre,
  • de s’adapter à leur environnement,
  • d’anticiper les risques de chute,
  • de gagner en autonomie,
  • de prendre confiance en eux,
  • de mieux gérer leurs émotions,
  • d’exprimer leurs besoins,
  • et de dépenser leur énergie.

Sans oublier que les séances de baby gym sont l’occasion pour les enfants d’apprendre à suivre certaines consignes, de se familiariser avec la vie en collectivité er de prendre goût à l’activité physique ! « C’est l’occasion de jouer et d’interagir avec d’autres enfants sous la supervision d’adultes, ce qui favorise le développement des compétences sociales telles que le partage, la coopération, la communication et la résolution de problèmes », résume Hélène Bouline. Et d’insister : « La baby gym est aussi une bonne porte d’entrée vers l’activité sportive et la promotion d’un mode de vie actif ! ».

Combien de temps dure une séance de baby gym ? Combien d’enfants par séance ?

Difficile de répondre à cette question… En moyenne, les cours des 15-24 mois ne durent généralement pas plus de 30 minutes. Le temps d’accueil augmente progressivement au fil des ans et peut aller jusqu’à 1 h, voire 1 h 30 pour les 5-6 ans, répond Hélène Bouline. De même, la taille des groupes varie en fonction des tranches d’âge et des capacités d’accueil des structures (espace disponible, personnels encadrants, etc.) ! Dans tous les cas, le ratio entre les enfants et les animateurs est toujours pensé pour assurer la sécurité et la qualité de l’expérience des enfants !

Faut-il des équipements particuliers ?

Nul besoin d’apporter un casque, des genouillères ou encore des protège-coudes, assure l’experte. Les enfants peuvent évoluer pieds nus ou en chaussons de gymnastique. Prévoyez par ailleurs des vêtements amples et confortables dans lesquels votre enfant sera libre de ses mouvements.

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