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Autobronzant ou activateur de bronzage : entre les deux votre coeur balance ? « Ces deux produits ont quasiment le même objectif – obtenir une peau hâlée – mais avec des actifs, des façons d’agir et des rendus différents », expose Élodie Valin, responsable de la valorisation chez Naos (Bioderma, Institut Esthederm). L’un permet d’obtenir un faux hâle et l’autre un hâle plus naturel. L’experte nius explique comment ça marche.

« L’autobronzant réagit avec les acides aminés des cellules de la couche cornée, la surface externe de la peau, pour former une nouvelle structure, les mélanoïdes. » En fait, c’est un peu comme une caramélisation à la surface de la peau. La coloration donnée par l’autobronzant n’a donc rien à voir avec du bronzage. C’est une réaction de surface et non une montée de mélanine.

« L’activateur de bronzage stimule la capacité naturelle de la peau à bronzer en jouant sur les enzymes activatrices de la mélanogénèse – la tyrosinase ou ses précurseurs », précise Élodie Valin. Il s’agit donc d’une activation, mais aussi d’une accélération du véritable bronzage, pour un hâle qui se produit plus vite, une teinte naturelle et un bronzage homogène.

Les avantages de l’autobronzant

L’autobronzant est composé d’ingrédients qui « simulent » le bronzage. Celui que l’on retrouve dans tous les autobronzants est la DHA – pour dihydroxyacétone. « Le souci est que la DHA, qui met entre 2 et 6 heures à agir, a tendance à donner une couleur orangée. On la couple donc souvent à l’érythrulose, un sucre qui apporte une coloration plus naturelle, brun doré, et prend le relais en agissant en 24-48 heures », explique notre experte.

Dans les produits les plus récents, on trouve souvent la DHA seule, mais en partie encapsulée pour une coloration plus progressive et naturelle. « On a aussi affiné les dosages et le pH des formules pour éviter les traces orangées », ajoute-t-elle.

La couleur s’intensifie vite – entre 2 et 8 heures – et on peut moduler la profondeur de teinte souhaitée en appliquant l’autobronzant de façon plus ou moins rapprochée (tous les deux jours minimum).

Les limites de l’autobronzant

Certaines peaux ne sont pas sensibles à l’autobronzant, probablement les peaux déshydratées, car cette réaction est très consommatrice en eau. De plus, ce faux hâle n’étant qu’une réaction de surface, il disparaît assez vite, puisqu’il s’élimine avec la desquamation naturelle, qui se fait en quelques jours.

Et pour s’assurer d’une teinte homogène, il faut obligatoirement bien exfolier sa peau avant l’application, afin qu’aucune zone rugueuse ne fixe plus fortement le produit.

Les avantages de l’activateur de bronzage

« C’est particulièrement intéressant pour préparer la peau à l’exposition solaire, et plus encore les peaux sensibles, celles sujettes à la lucite estivale bénigne » Seule condition : il faut s’exposer un minimum (15-20 minutes) au soleil pour activer le hâle.

« Mais une fois le mécanisme enclenché, l’effet rémanent est plus important et la protection antioxydante plus intéressante », conclut l’experte.

Les limites de l’activateur de bronzage

« L’action est plus longue, car il faut cibler le mélanocyte et patienter le temps que le mécanisme se mette en marche. Cela peut prendre de quelques jours à une semaine pour les phototypes clairs, un peu moins pour les peaux mates. Et comme on booste le bronzage naturel, on obtient la teinte de son propre bronzage, donc limité chez les peaux claires. »

Attention : ni l’un ni l’autre ne protège des UV ! « Dans les deux cas, il n’y a aucune photoprotection et il faut nécessairement appliquer un produit avec protection anti-UV lors de l’exposition solaire », met en garde Élodie Valin.

Quant peut-on les utiliser ?

« On peut utiliser l’autobronzant à longueur d’année pour obtenir un effet bonne mine. Comme il est nécessaire de s’exposer un minimum pour que l’activateur de bronzage fasse effet, c’est le produit idéal au début des beaux jours, qui permet d’obtenir un beau bronzage en s’exposant moins longtemps – ce qui est bien mieux pour éviter les effets délétères des UV sur la peau – mais aussi à la fin de l’été pour prolonger sa tenue. On peut aussi commencer avec l’autobronzant et prendre le relais avec le booster de bronzage », conclut l’experte.

Enfin, on peut coupler l’utilisation des deux avec un complément alimentaire préparateur de bronzage à base de caroténoïdes.

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