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Pour rester en bonne santé, impossible de faire l’impasse sur les fibres alimentaires. En effet, ces enchaînements de molécules (on parle de « polysaccharides ») ne sont pas digérés par l’organisme. Notamment grâce à cette particularité, les fibres contribuent à la bonne santé du microbiote intestinal, ralentissent l’assimilation des nutriments, ont un effet laxatif, participent à prévenir les maladies métaboliques…

Il existe deux types de fibres : les fibres solubles (on les trouve dans les fruits et les légumes : elles ont la capacité d’absorber une grande quantité d’eau et donc de former un gel qui épaissit le contenu de l’estomac et retarde son passage dans l’intestin) et les fibres insolubles (elles sont dans les produits céréaliers et les légumes-feuilles : elles participent à la sensation de satiété).

L’inuline, une fibre alimentaire pas si bénéfique pour la santé…

Les autorités sanitaires françaises recommandent de consommer entre 30 g et 45 g de fibres alimentaires par jour. Oui mais voilà : chez certaines personnes, une consommation excessive de fibres pourrait (au contraire) provoquer ou aggraver des soucis de santé…

C’est en tout cas la conclusion d’une récente étude réalisée par le Weill Medical College (aux États-Unis). Grâce à des expériences menées sur des souris, les chercheurs américains ont découvert qu’une fibre en particulier, l’inuline, pouvait entraîner la synthèse de substances acides par le microbiote intestinal et ainsi favoriser l’apparition d’une inflammation du système digestif.

Si vous souffrez d’une MICI, évitez l’inuline

Où trouve-t-on de l’inuline ? Cette fibre se trouve d’abord naturellement dans certains aliments : l’ail, le poireau ou le topinambour, par exemple. Mais l’inuline est aussi couramment utilisée par l’industrie agro-alimentaire dans des préparations ultra-transformées : boissons à la chicorée, sodas prétendument prébiotiques, compléments alimentaires…

Les scientifiques américains recommandent donc aux personnes qui souffrent d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (ou MICI : ce sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique), mais aussi à celles qui ont tendance à présenter des douleurs abdominales inexpliquées, des diarrhées, des pertes de poids anormales… d’éviter autant que possible les sources d’inuline – naturelles ou pas.

Source : Journal of Experimental Medicine

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