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Chaque année, entre 250 et 350 enfants sont concernés par la mort inattendue du nourrisson. Elle est définie comme « le décès subit d’un enfant âgé de 1 mois à 1 an jusqu’alors bien portant, alors que rien dans ses antécédents connus ni dans l’histoire des faits ne pouvait le laisser prévoir ». Le plus souvent, le décès se produit pendant le sommeil. « Au terme d’un bilan étiologique exhaustif (anamnèse, examen du lieu de décès, examen clinique, prélèvements biologiques, imagerie, autopsie), cette MIN peut être attribuée à une origine infectieuse, génétique, cardiaque, métabolique, traumatique, accidentelle, etc. En l’absence d’explication (environ 50 % des cas), on parle alors de mort subite du nourrisson (MSN) », explique Santé publique France.

Certains facteurs, dans l’environnement de couchage notamment, peuvent augmenter le risque de mort inattendue du nourrisson comme les suffocations et l’asphyxie principalement. Pour limiter au maximum le risque, certaines erreurs ne doivent pas être commises au moment de mettre au lit le nouveau-né. En effet, il est déconseillé de coucher un bébé avec un sweat à capuche ou un bonnet. « Garder la tête et le visage de votre bébé découvert pendant le sommeil réduit le risque de mort subite et inattendue, y compris le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) », détaille l’équipe de CPR Kids, citée par le Daily Mail.

Attention au tabac

Pour réduire le nombre de décès, la prévention reste la meilleure action. Ainsi, il est recommandé de coucher son nouveau-né sur le dos, dans une turbulette adaptée à la saison et à la taille. Le lit ne doit contenir ni drap, ni oreiller, ni matelas ajouté, ni tour de lit, etc. Il est important que la chambre ne soit pas surchauffée. S’il est recommandé de faire dormir l’enfant dans la chambre de ses parents jusqu’à ses six mois cela ne doit pas se faire dans le même lit.

Enfin, le tabac représente également un facteur de risque. « On estime qu’un tiers des morts inattendues du nourrisson (MIN) serait évitable en l’absence de tabagisme maternel anténatal », rappelle Santé publique France. L’exposition au tabac pendant la grossesse est d’ailleurs considérée comme le deuxième facteur de risque de mort inattendue du nourrisson. En effet, le fœtus est exposé à plusieurs substances toxiques produites par la combustion du tabac et responsables d’un défaut de développement cérébral.

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