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C’est chaque année un événement scruté de près tant il suscite de l’espoir et tant les enjeux sont grands. Le congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique a lieu entre le 2 et le 6 juin 2024, à Chicago (États-Unis).

Des résultats qualifiés de très prometteurs sinon d’extraordinaires concernant de nouveaux traitements ont ainsi été annoncés dimanche 2 juin. L’un de ces traitements concerne les patients ayant un cancer du poumonde type “non à petites cellules”, aussi surnommé le cancer des fumeurs. Lorsqu’il est à un stade avancé, il n’est pas opérable, et il incombe alors de tâcher d’en venir à bout autrement. Actuellement, chimiothérapie et radiothérapie sont utilisées ensemble, comme ce fut le cas pour le chanteur Florent Pagny, lui-même atteint de ce type de cancer.

Des défauts mais une avancée inespérée

Ici, le laboratoire AstraZeneca a testé une nouvelle approche : un traitement dit de consolidation (nommé Imfinzi, dont le principe actif est du durvalumab), à prendre en plus du traitement habituel, sous forme d’injection, tous les mois durant deux ans.

Et les résultats sont en effet très encourageants (Source 1), puisque l’étude fait état d’un taux de survie de 10 % supérieur pour les patients ayant reçu ce traitement de consolidation par rapport à ceux ne l’ayant pas reçu, et ayant reçu un placebo à la place. Dans le détail, après 2 ans de suivi, le taux de survie médiane sans progression était de 46,2 % avec ce traitement, contre 34,2 % pour le groupe placebo. Et sur 3 ans, le taux de survie global était de 56,5 % avec le traitement, contre 47,6 % pour le groupe placebo.

Bien que ce traitement expérimental de consolidation ait quelques défauts à considérer (des effets secondaires graves, notamment), il suscite d’autant plus d’espoir qu’il n’y a pas eu d’avancée thérapeutique majeure pour ce type de cancer du poumon depuis au moins 25 ans.

D’autres types de cancer du poumon concernés par des avancées

Le laboratoire a annoncé d’autres résultats positifs (Source 2), cette fois pour un traitement contre un cancer du poumon ayant pour cause une mutation génétique, plus précisément un cancer du poumon non résécable avec mutation EGFR de stade III. La médiane de la survie sans progression était de 39,1 mois chez les patients traités par ce candidat médicament nommé Tagrisso, contre 5,6 mois pour le groupe ayant reçu un placebo.

Enfin, citons également les bons résultats (Source 3) d’une étude menée par le géant Pfizer, cette fois dans le traitement du cancer du poumon appelé ALK positif, qui touche principalement des non-fumeurs. Le traitement expérimental, à base de lorlatinib, a réduit de 81 % le risque de progression de la maladie, ou de décès engendré par maladie. L’étude nous rapporte que 60 % des patients traités par le candidat médicament de Pfizer étaient en vie, sans progression de la maladie après cinq ans, contre 8 % dans le groupe ayant reçu un anticancéreux “classique”.

Compte tenu du peu d’avancées thérapeutiques dans le domaine ces dernières années, du fait de la complexité de ces cancers, l’ensemble de la communauté scientifique et médicale semble saluer ces résultats prometteurs.

En France, le cancer du poumon est le 3e cancer le plus fréquent et la 1re cause de décès par cancer, selon l’Institut national du Cancer. Ce dernier fait état de 52 777 nouveaux cas estimés en 2023 (33 438 hommes et 19 339 femmes).

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