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L’incidence du cancer colorectal a augmenté de 50 % chez les personnes de moins de 50 ans au cours des 30 dernières années. Et d’ici, 2030, soit dans 6 ans, le cancer du côlon deviendra la principale cause de décès par cancer chez les personnes de moins de 50 ans, estimait un récent rapport de 2024 de l’American Cancer Society.

Avec un taux annuel de 45 000 nouveaux patients et 18 000 décès, il est le deuxième cancer le plus mortel en France.

Nous n’avons jamais autant parlé des cancers gastro-intestinaux qu’en ce moment, depuis l’annonce récente de Kate Middleton : la duchesse de Cambridge a reçu un diagnostic de cancer à la suite d’une opération abdominale. Si le type de cancer n’a pas été divulgué, les professionnels de santé en profitent pour rappeler à quel point les cancers gastro-intestinaux (GI) ont augmenté et semblent s’attaquer à des patients plus jeunes (moins de 50 ans).

Pourquoi ce cancer est-il en augmentation ? Difficile d’avoir une réponse précise selon les experts. Or, certains médecins font le lien avec notre hygiène de vie moderne davantage propice à la survenue du cancer colorectal. Nous savons aujourd’hui que ce cancer est associé à des facteurs de risque évitables : la sédentarité, la consommation de viandes transformées, la charcuterie et l’alcool.

Pour permettre un diagnostic plus précoce, un oncologue canadien, le Dr Eric Chen, basé au Princess Margaret Cancer Centre de Toronto, sensibilise auprès de Yahoo Life, sur les signes d’alerte qui peuvent amener à soupçonner un cancer digestif.

« Il existe de nombreux types différents de cancers gastro-intestinaux »

« Il existe de nombreux types différents de cancers gastro-intestinaux, car le tractus gastro-intestinal s’étend de l’œsophage au rectum », explique le Dr Chen.

Ils comprennent les cancers de l’œsophage, de la vésicule biliaire, du foie, du pancréas, de l’estomac, de l’intestin grêle, de l’intestin (gros intestin ou côlon et rectum) et de l’anus.

Consultez si vous présentez un ou plusieurs de ces 6 symptômes

Le problème propre aux cancers digestifs ? « La plupart des cancers précoces ne provoquent aucun symptôme », ce qui souligne la valeur des programmes de dépistage. Le cancer du côlon par exemple, présente un taux de 90 % de guérison lorsqu’il est diagnostiqué à temps, c’est-à-dire précocement.

Consultez votre médecin en cas de perte de poids inexpliquée, de douleur ou inconfort abdominal persistant, de perturbation du transit (diarrhée ou constipation), de nausées et vomissements, de modification des signaux de faim et de fatigues ou faiblesses inexpliquées.

Heureusement, ces signaux ne signifient pas forcément que vous êtes touché par un cancer digestif. Ils doivent seulement vous mettre la puce à l’oreille s’ils se chevauchent ou si vous présentez plusieurs facteurs de risque.

« Ces symptômes ne sont pas spécifiques seulement aux cancers gastro-intestinaux et peuvent être associés à toute une série d’autres problèmes de santé, confirme le Dr Chen. Cependant, leur persistance peut être un indicateur clé de la nécessité de consulter un médecin ».

Quels sont les facteurs de risque ?

On rappelle les facteurs de risque courants : ils incluent le tabagisme et la consommation d’alcool, tandis que les antécédents familiaux jouent un rôle crucial dans l’évaluation des niveaux de risque. La Société Canadienne du Cancer ajoute que l’alimentation, l’activité physique et le dépistage régulier peuvent avoir un impact significatif sur le risque et la détection de ces cancers.

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