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Allongé, court, mélangé à une goutte de lait, frappé. Vous l’aimez comment votre café ? Les amateurs d’expresso, eux, ne troqueraient leur petit café contre rien au monde. Et ils ont peut-être raison. Selon une récente étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry de l’ACS, des tests de laboratoire in vitro ont mis en évidence que les composés présents dans l’expresso pouvaient inhiber l’agrégation des protéines tau.

« Examiné après leur décès, le cerveau des patients atteints de maladie d’Alzheimer porte deux types de lésions : les dépôts amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires. Chacune de ces lésions est associée à une protéine : le peptide ß‑amyloïde pour les dépôts amyloïdes, et la protéine tau phosphorylée pour les dégénérescences neurofibrillaires », détaille l’Inserm. Pour atténuer les symptômes de certaines maladies, les chercheurs envisagent donc de trouver un moyen de prévenir l’agrégation de cette protéine.

Bientôt de nouveaux composés ?

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont extrait des doses d’expresso de grains achetés en magasin, puis ont caractérisé leur composition chimique. « Au fur et à mesure que la concentration d’extraite d’expresso, de caféine ou de génistéine augmentait, les fibrilles étaient plus courtes et ne formaient pas de feuilles plus grandes, l’extrait complet montrant les résultats les plus spectaculaires. Les fibrilles raccourcies se sont révélées non toxiques pour les cellules et n’ont pas agi comme des graines pour une agrégation ultérieure », soulignent les chercheurs. Ils assurent que cette découverte pourrait ouvrir la voie à la conception d’autres composés contre les maladies neurodégénératives, y compris la maladie d’Alzheimer.

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