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Alors que sa maman commençait à se plaindre de confusion mentale, son papa lui demanda « dis-donc, en quelle année nous sommes ? ». Max Lugavere et ses frères ont préféré en rire sur le moment. Mais impuissante, leur maman leur répondit qu’elle ne sait pas, avant de fondre en larmes. Malgré l’absence d’antécédents familiaux, la mère de famille a reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui Max Lugavere est un journaliste scientifique, auteur de La nutrition du cerveau coécrit avec le Dr Paul Grewal (traduit de l’anglais et édité par Thierry Souccar). Pendant 10 années, ce journaliste américain, devenu chercheur, a remué ciel et terre pour comprendre l’impact de la nutrition sur les maladies du cerveau.

« Je me suis intéressé aux dernières recherches sur la nutrition et la santé cardiovasculaire, espérant y trouver des informations sur l’entretien du réseau des minuscules vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau en oxygène et en nutriments, explique Max Lugavere au sein de son livre. J’ai découvert que les bactéries présentent dans nos intestins veillent en silence sur notre cerveau et que notre régime alimentaire moderne les condamnent littéralement à l’inanition ».

« Notre régime est ultra-industriel et riche en ingrédients bas de gamme »

Selon Max Lugavere notre mode de vie est délétère pour nos fonctions cérébrales. « Notre régime est ultra-industriel et riche en ingrédients bas de gamme et en additifs toxiques, mais pauvre en nutriments. Nos emplois nous contraignent à d’interminables tâches répétitives alors que notre cerveau aspire au changement et à la stimulation ».

Au fil de ses recherches, le journaliste a su identifier ce qu’il appelle les « superaliments » pour le cerveau. Ils réunissent les aliments, qui grâce à leurs propriétés, sont capables de retarder le vieillissement du cerveau et prévenir certaines maladies comme la démence. On retrouve de nombreux aliments issus du régime méditerranéen. Il a déjà été démontré que les adeptes de ce régime sont moins à risque face à Alzheimer.

6 superaliments pour le cerveau conseillés par le chercheur

« Au fur et à mesure que j’explorais le lien entre la nourriture et les risques de contracter des maladies telles qu’Alzheimer, je ne pouvais m’empêcher d’intégrer mes découvertes dans mon mode de vie, rapporte Max Lugavere. J’ai constaté une amélioration immédiate de mon niveau d’énergie qui ne faiblissait plus de la journée. Mes pensées semblaient plus fluides et mon humeur était généralement meilleure. J’ai également noté que j’avais moins de mal à me concentrer ».

Certes, initialement, les recherches du journaliste étaient motivées par l’état de sa maman, or, aujourd’hui, il semble devenu un adepte de ce régime favorable à la santé cérébrale.

La nutrition et la santé du cerveau a fait l’objet de nombreuses études. Les médecins prônent aujourd’hui ce que l’on appelle le régime Mind. Combinant les régime crétois et DASH, le régime MIND (pour Mediterranean-Dash Intervention of Neurodegenerative Delay) implique une consommation d’aliments riches en vitamines B6, B9 et B12. Il permet de faire le plein de fruits et légumes frais, céréales complètes et aliments riches en antioxydants, réputés pour ralentir le vieillissement cérébral.

Max Lugavere met en avant 6 aliments riches en vitamines, en oméga-3 et antioxydants. Ils sont essentiels pour soutenir votre santé cérébrale. Evidemment, cette liste n’est pas exhaustive.

L’huile d’olive vierge extra

« L’huile d’olive vierge extra est un aliment de base du régime méditerranéen dont les adeptes souffrent moins que les autres de la maladie d’Alzheimer », relaye le journaliste. L’oléocanthal contenu dans l’huile d’olive pourrait aider le cerveau à se débarrasser des plaques amyloïdes. La protéine bêta-amyloïde qui les constitue est une molécule qui s’accumule jusqu’à des niveaux toxiques dans le cas de la maladie d’Alzheimer.

L’avocat

« Les avocats sont parfaits pour protéger et améliorer votre cerveau. Parmi tous les fruits et légumes, ce sont ceux qui protègent le mieux les graisses. C’est une bonne nouvelle pour votre cerveau qui est non seulement l’organe le plus gras de votre corps, mais aussi le plus vulnérable au stress oxydatif (un facteur important du vieillissement), explique Max Lugavere. Les avocats sont en outre bien pourvus en différents types de vitamine E ».

Les œufs

« Des récentes études de grandes envergures menées sur le long terme ont démontré que même une consommation importante d’œufs n’augmente en rien les risques de maladie d’Alzheimer : au contraire les œufs renforcent la fonction cognitive et les marqueurs de santé cardiovasculaire », partage l’auteur.

Le chocolat avec au moins 80 % de cacao

« Il a été démontré que les flavanols du cacao peuvent ralentir le vieillissement et améliorer la sensibilité à l’insuline, la fonction vasculaire et le flux sanguin vers le cerveau. Sur près de 1 000 personnes âgées de 23 à 98 ans et qui ne présentaient pas de troubles cognitifs, celles qui mangeaient du chocolat au moins une fois par semaine présentaient de meilleures performances cognitives », explique Max Lugavere avant de conseiller de miser sur les chocolats à faible teneur en sucre et avec un pourcentage élevé de cacao, sans descendre sous la barre des 80 %.

Le saumon

« Les consommateurs de poissons sauvages présentent un meilleur vieillissement cognitif et une meilleure mémoire, souligne le journaliste. Une récente étude a montré que, sur une période de 5 ans, des personnes âgées sans problème cognitif qui mangeaient des produits de la mer (notamment du poisson, des crevettes, du crabe ou du homard) plusieurs fois par semaine étaient moins sujettes au déclin de la mémoire verbale ».

Le brocoli

« Nos mères avaient raison, il faut manger du chou ! Le brocoli, comme d’autres crucifères constituent une source alimentaire d’un composé appelé sulforaphane, qui offre de nombreux bienfaits pour la santé ». Cette substance se forme pendant la mastication. L’impact du sulforaphane sur différentes maladies est à l’étude et se révèle prometteur dans le traitement et la prévention du cancer, de l’autisme, de l’obésité et des inflammations cérébrales et intestinales.

A lire pour aller plus loin : La nutrition du cerveau, Max Lugavere (éd. Thierry Souccar)

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