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L’albumine sérique est une protéine présente dans sang. Un dosage sanguin de l’albumine (albuminémie) peut être prescrit si le médecin soupçonne une maladie rénale ou hépatique ou s’il constate un état de dénutrition (notamment en cas d’anorexie mentale).

Définition : qu’est-ce que l’albumine sérique ?

L’albumine sérique est la protéine la plus abondante dans le sang. Elle est fabriquée par les cellules du foie (hépatocytes), mais également apportée par la consommation de certains aliments comme le lait et les œufs.

L’albumine joue un rôle majeur dans le maintien de la pression oncotique du sang (pression osmotique due aux protéines). Elle est aussi la principale protéine de transport dans le sang. Elle permet l’acheminement de substances de petite taille qui, seules, seraient éliminées par les reins, dont des hormones (en particulier les hormones liposolubles), la bilirubine, le calcium ou encore des acides gras. Elle sert également à assurer le passage de l’eau du sang vers les cellules.

L’albuminémie est le taux d’albumine dans le sang.

Indications : pourquoi rechercher l’albumine dans le sang ?

Un dosage de l’albumine dans le sang (albuminémie) peut être prescrit si le médecin observe des signes de maladie rénale, hépatique ou de dénutrition protéino-énergétique (carences nutritionnelles ou troubles électrolytiques) notamment en cas d’anorexie mentale. Enfin, un dosage de l’albumine est demandé si le patient présente des œdèmes (gonflements)

Dosage de l’albumine sérique : comment se déroule l’examen ?

Le dosage de l’albumine s’obtient par un prélèvement sanguin, généralement au pli du coude. Cette prise de sang est rapide et peu douloureuse. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun au moment de l’examen. Munissez-vous de l’ordonnance de prescription, de la carte Vitale et de la carte de mutuelle pour réaliser ce prélèvement.

Albumine sérique : quels sont les taux normaux ?

Le taux normal d’albumine varie selon l’âge :

  • chez un adulte avant 60 ans : le taux se situe entre 35 et 52 g/L ;
  • chez une personne âgée de plus de 60 ans, la moyenne se situe entre 32 et 46 g/L ;
  • chez un enfant et l’adolescent avant 15 ans, ce taux est entre 35 et 47 g/L ;
  • chez un adolescent qui a entre 15 à 18 ans, le taux est compris entre 38 et 50 g/L.

Hyperalbuminémie (albumine élevée) : qu’est-ce qui fait monter l’albumine ?

Le plus souvent, une albumine sérique trop élevée est la conséquence d’une hémoconcentration liée à :

  • une déshydratation ;
  • des pertes abondantes de liquide ;
  • des efforts prolongés ;
  • un diabète insipide (déficience ou insensibilité à l’hormone antidiurétique : la vasopressine. cette affection se traduit par une production excessive d’urine associée à une soif intense. Cette affection peut être secondaire d’une autre maladie ou liée à un traumatisme crânien. Parfois, elle n’a pas de cause établie.)

Comment faire baisser le taux d’albumine ?

Le traitement en cas d’albumine élevée est celui de la cause de cette anomalie. Ainsi, en cas de diabète insipide central, le patient se verra proposer un traitement à base de desmopressine ou de diurétiques. Une réhydratation et du repos permettent de rétablir un état de déshydratation…

Albumine diminuée (hypoalbuminémie) : comment expliquer cette baisse ?

La baisse de l’albumine sérique peut s’expliquer par :

  • un état de dénutrition protéino-énergétique, c’est-à-dire lié à un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme (malnutrition, anorexie mentale…). Un taux d’albumine insuffisant est le signe d’un manque de protéines. Or, les muscles et des ligaments ont besoin de protéines pour se renouveler. Le risque est alors de souffrir d’un état de cachexie. Cela se traduit par une grande fatigue, des douleurs et une faiblesse musculaire. Quand la carence persiste, l’organisme va venir puiser dans les muscles pour fabriquer son énergie. Il en résulte une perte de poids importante et une fonte musculaire (sarcopénie) ;
  • une grossesse (le taux d’albumine dans le sang de la femme enceinte diminue de façon physiologique (normale) du fait des œstrogènes et de l’hémodilution) ;
  • un syndrome de malabsorption (définie par l’incapacité du tube digestif à absorber une grande partie des substances du bol alimentaire et qui sont nécessaires au maintien d’une santé correcte) ;
  • une maladie de Crohn ;
  • une maladie cœliaque ;
  • une intolérance protéique ;
  • une insuffisance de la synthèse hépatique (liée notamment à une cirrhose, une ascite, une hépatite…) ;
  • des pertes cutanées (brûlures étendues), hémorragiques ou rénales (syndrome néphrotique) ;
  • un syndrome inflammatoire ;
  • une maladie néoplasique (tumeur bénigne ou maligne).
  • la maladie de Kahler ;
  • la maladie de Waldenstrom ;
  • une analbuminémiecongénitale (absence ou diminution importante de l’albumine dans le sang).

Le traitement de l’hypoalbuminémie passe par celui de sa cause (sevrage alcoolique en cas de cirrhose, prise d’antiviraux en cas d’hépatite…). Une fois le diagnostic étiologique établi, votre médecin peut aussi vous recommander de modifier votre alimentation si un défaut nutritionnel est à l’origine de votre état.

Quels sont les aliments qui donnent de l’albumine ?

Les aliments riches en protéines, y compris les noix, les viandes, les œufs, les produits laitiers et les légumineuses (fèves, lentilles, pois cassés…) sont tous de bons choix pour augmenter votre taux d’albumine.

Quelle est la différence avec l’albumine dans les urines (albuminurie) ?

Parfois, l’albumine est dosée dans les urines (au moyen de bandelettes urinaires). Nous parlons d’albuminurie. Cet examen est effectué lorsque le médecin soupçonne une maladie rénale. En effet, l’albumine est normalement présente dans le sang, mais on ne la retrouve pas dans les urines. Quand c’est le cas, cela signale un dysfonctionnement rénal. La recherche d’albumine dans les urines permet de dépister facilement les maladies rénales, qui entraînent peu de symptômes jusqu’à un stade avancé.

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