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« L’indice le plus manifeste du sommeil est l’immobilité », rappelle un article de la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil (SFRMS) (source 1). Et même si cette dernière n’est pas absolue, « la détection de cette immobilité relative constitue donc un bon indice de sommeil ». 

L’actimétrie est une technologie médicale « qui sert à enregistrer des symptômes moteurs, comme les mouvements anormaux incontrôlés (dyskinésies), les tremblements, les lenteurs », explique le CHU de Toulouse (source 2). C’est pourquoi elle est souvent utilisée chez les patients qui ont Parkinson, afin de mieux suivre leur maladie. Mais elle est également utilisée en médecine du sommeil.

À quoi sert un actimètre ?

L’actimètre est utilisé pour déterminer le rythme repos/activité d’un sujet qui donne des indications sur le rythme veille/sommeil de ce sujet sur des périodes de plusieurs jours. En effet, pour mieux dormir, il peut être utile de mieux comprendre notre horloge biologique. C’est à cela que sert l’actimètre : enregistrer les données de notre sommeil et analyser les informations via un ordinateur ou un smartphone. La finalité ? Utiliser les informations recueillies pour améliorer notre sommeil.

Un accéléromètre qui mesure les mouvements lors du sommeil

L’actimètre contient un accéléromètre, c’est-à-dire un capteur qui enregistre le nombre de mouvements et leur intensité. Or, quand vous dormez profondément, vous êtes parfaitement immobile à cause d’un phénomène d’inhibition musculaire, explique Claude Gronfier, chercheur en chonobiologie.

Ces appareils peuvent donc mettre en évidence un sommeil très agité et peu réparateur.

À quoi ressemble un actimètre ?

L’actimètre est doté d’un système d’enregistrement dans un petit boîtier porté en général au poignet de la main non dominante. Il existe sous la forme de montre, de bracelet ou même de capteurs connectés, indique le CHU de Toulouse. Certains modèles nécessitent de lancer l’enregistrement, d’autres le font automatiquement.

« Le choix de l’actimètre sera orienté par la taille et le poids de l’enregistreur (ils ont la taille d’une grosse montre), les éventuelles fonctions associées (détection de lumière, de la température…) et des logiciels de paramétrage de l’enregistreur et d’analyse des données », explique la SFRMS.

Mais les actimètres ont tous en commun « l’utilisation d’un capteur de type piézoélectique qui permet de détecter les accélérations liées aux mouvements ».

Comment fonctionne un actimètre ?

L’appareil est généralement porté huit à quinze nuits consécutives pour produire un tableau fidèle du sommeil. Il peut être combiné à un agenda du sommeil. « Les troubles du rythme veille-sommeil (avance ou retard de phase, rythmes irréguliers) sont très bien objectivés par l’enregistrement actimétrique sur 1 à 3 semaines », rapporte la SFRMS.

Les données sont transmises à un ordinateur ou à un smartphone via wifi ou bluetooth. Le logiciel qui accompagne l’actimètre transforme les informations en courbes. Les épisodes de sommeil profond se traduisent par une courbe plate.

L’actimètre capte les mouvements corporels et les microréveils qui se produisent lors des phases de sommeil léger : ce sont les pics de la courbe.

Quels sont les inconvénients de l’actimètre ?

Seul problème de cette technique non invasive : la qualité des capteurs. Elle ne s’avère pas toujours suffisante et le calcul des cycles de sommeil est alors imprécis.

Actimétrie : à quoi servent les résultats ?

En cas de troubles du sommeil, ces enregistrements peuvent être utiles à un spécialiste. Les données enregistrées dans l’ordinateur ou le smartphone lui sont transmises, sous la forme d’un actogramme (graphique) qui lui donnera accès à des informations sur la qualité de votre sommeil et son organisation sur 24 heures.

Les résultats permettront notamment, indique un article paru dans la revue Médecine du sommeil (source 3) :

  • De déterminer le degré de déphasage de l’heure de lever et/ou de coucher par rapport à des horaires habituels de la vie courante ;
  • De déterminer l’irrégularité du nombre d’épisodes du nombre de veille ou de sommeil pendant 24 heures ;
  • De mesurer objectivement le cycle repos/activité sur de très longues périodes.

Les enregistrements du week-end sont assez représentatifs du temps de sommeil dont vous avez réellement besoin, dit Claude Gronfier.

Si ce temps n’est pas respecté pendant la semaine, vous pouvez programmer de courtes siestes de 20 minutes, ou vous coucher plus tôt.

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