Spread the love


Il est fort probable que vous vivez jusqu’à 100 ans, ou du moins, que vous dépassiez les 90. « Mais dans quel état émotionnel et psychologique ?, s’interroge le Dr Rhee Kun Hoo, psychiatre coréen, auteur de Tant qu’à vivre jusqu’à 100 ans, autant vivre heureux (éd. First). Vivre très longtemps, c’est bien, vivre très longtemps sans ruminer, c’est beaucoup mieux ! ».

Dans un monde où la santé mentale est mise à rude épreuve, ce médecin considéré comme un visionnaire dans le domaine des soins en bien-être psychologique, s’évertue à partager ses conseils et préceptes plein de sagesse, pour une vie plus sereine, plus apaisée, plus heureuse tout simplement.

Arrêter de regretter le passé, savoir pardonner, ne plus avoir peur de vieillir, être entouré… Sur la base de son expérience personnelle, le Dr Kun Hoo délivre des leçons de vie et nous mets en garde contre les pièges de la société moderne, non sans bienveillance. Le but ? Savourer les récompenses qu’offre l’âge et connaître le bonheur « ordinaire ». Aperçu.

Cessez de regretter les évènements du passé

La souffrance psychologique et émotionnelle des êtres humains est notamment liée aux regrets vis-à-vis des évènements du passé, souligne le médecin coréen. « Quels que soient les regrets, on ne peut pas changer le passé. Si parfois vous vous réveillez la nuit plein d’angoisse et de regrets, voyez-y le signe que vous devez accepter votre vie telle qu’elle est. Regrettable ou épanouissante, elle est vôtre. Vous ne pouvez plus réparer les erreurs commises par le passé. N-avez-vous pas fait de votre mieux après tout ? Il est temps de vous auto-congratuler un peu, vous le méritez ».

Arrêtez de vous angoisser pour l’avenir

La peur de ce que nous inspire l’avenir et la deuxième cause de la souffrance psychologique des humains. C’est normal, l’inconnu engendre la peur, rappelle le Dr Kun Hoo. « Vous aurez beau vous croire bien préparé, vous ne pourrez pas échapper au processus inévitable de vieillissement et de perte qui vous attends ». Certes, il est important de penser à l’avenir et de vous préparer à ce que vous allez perdre, mais si vous ne parvenez pas à vous apaiser, vous passerez à côté du bonheur de l’instant présent.

Ne passez pas votre temps à craindre la maladie

« Avez l’âge, la santé se dégrade, c’est tout naturel. […] Le corps humain lui-même possède cette nature d’irréversibilité. Il est fatalement voué au déclin et au bout du compte, à un arrêt total de toutes ses fonctions. Et personne n’a jamais réussi à déjouer ce destin », rappelle le médecin, qui confie être atteint de 7 pathologies différentes, allant du diabète à l’hypertension, en passant par une hernie discale, des calculs rénaux et de la coronaropathie. « Je suis aveugle de l’œil gauche ».

« Au début, j’ai essayé d’améliorer mon état : je me suis mis au régime. Mais cet effort était difficile à tenir. Pour finir, j’ai compris qu’il fallait que j’accueille ces soucis de santé comme d’inévitable compagnons au lieu de les considérer comme des problèmes à régler. J’ai donc modifié mon état d’esprit pour me concentrer sur les moyens de les tenir en respect au lieu de tenter vainement de m’en débarrasser ».

Ce qui est important selon le psychiatre ? Faire confiance aux médecins et suivre scrupuleusement leurs recommandations, en prenant bien les médicaments prescrits. « En termes de santé, ne formez pas de projets trop ambitieux : apprenez plutôt à gérer vos soucis en suivant votre traitement. Rappelez-vous, la vie peut demeurer agréable si vous gérez bien vos pathologies ».

Apprenez à connaître vos parents

« Alors même que nous vivons dans l’ombre de nos parents, nous ne découvrons pratiquement jamais comment ils sont devenus ce qu’ils sont. Ce que nous pensons savoir est la partie immergée de l’iceberg, et nous quittons généralement nos parents sans entrevoir ce qui se cache sous la surface. Comment comprendre notre propre vie si nous ne comprenons pas celle de nos parents ? Leur histoire recèle des indices cachés indispensables à la compréhension de notre existence ».

L’auteur fait référence à la propre expérience de son père. Il a appris, bien longtemps après sa mort qu’il était l’une des figures de proue du Mouvement du 1er mars pour l’indépendance de la Corée. Le lycée dans lequel son père avait étudié avait expulsé les élèves impliqués dans cette manifestation. « J’étais stupéfait : mon père, résolument à cheval sur les principes, s’était fait exclure de son lycée ? ».

Apprenez à être reconnaissant !

« Avec l’âge, nous devons accepter la vie telle qu’elle est et apprendre à être reconnaissant. Seule cette acceptation nous permettra de connaître la paix et le contentement qui nous sont promis dans la vieillesse ».

Apprenez aussi à être fier de la vie que vous avez choisi en acceptant cette vérité : votre existence est belle et bien liée à la conséquence de vos choix.

Découvrez le bonheur de pardonner

Il n’est pas facile de pardonner. « Rien n’est plus terrible que d’être blessée par une personne que l’on voit tous les jours », souligne le Dr Kun Hoo. Or, il vient toujours un moment où il faut pardonner. « Sans cela, vous serez confiné dans le ressentiment, vous continuerez de souffrir sans entrevoir d’issue à cet enfer ».

Ainsi, le pardon est un choix à opérer pour son propre bien. « Pour paraphraser un dicton bouddhiste, le ressentiment est un charbon ardent que vous tenez en main pour le jeter sur quelqu’un, mais c’est vous qui finissez par vous brûler », rapporte le psychiatre.

Il n’est pas difficile d’être bien entouré

En vieillissant, il vaut mieux être sociale que solitaire, nous explique le Dr Kun Hoo. « Qu’est ce qui rend le vieillissement plus difficile ? A mon sens, l’isolement social ». Pour échapper à la solitude faites en sorte d’être bien entouré. Comment y arriver ? « Le moyen le plus simple est pratiquer des activités collectives, recommande le médecin. Vous voulez partir en voyage ? Creusez-vous la cervelle pour dénicher les plus merveilleuses destinations. Vous trouverez aisément des compagnons de voyages qui partagent vos goûts. Commencez plus modestement : si vous avez apprécié un plat, partagez-le plus tard avec quelqu’un. Cela peut sembler trivial, mais c’est l’acte de partager lui-même qui compte ».

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *