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Les dentifrices sont composés d’eau, de tensio-actifs, de fluor, d’arômes, ainsi que d’agents abrasifs qui renforcent l’efficacité du brossage. « Silice, carbonate de calcium, alumine, bicarbonate de sodium, argile… Ces poudres aident à éliminer la plaque dentaire avant qu’elle ne se transforme en tartre », précise 60 Millions de consommateurs.

Dans son numéro de septembre 2022 (Spécial Dents), l’association de consommateurs a mené une étude approfondie sur 12 dentifrices, dans le but d’identifier les éléments abrasifs et les composants sujets à controverse.

Pourquoi les dentifrices faits-maison sont risqués

Les agents abrasifs des dentifrices peuvent contenir des microparticules trop agressives pour l’émail. Efficaces pour prévenir le tartre, ils sont ainsi contre-productifs. Le problème : les consommateurs n’ont aucun moyen de connaître le pouvoir abrasif des dentifrices, car rien ne contraint les fabricants à mentionner l’indice d’abrasivité de la pâte mesuré lors d’un nettoyage standardisé en laboratoire. « De faiblement abrasif (0-70) à fortement abrasif (150-250), l’affichage de cet indice sur les emballages permettrait pourtant de faire un choix éclairé », affirme 60 Millions de consommateurs.

L’association de consommateurs déconseille ainsi les dentifrices faits maison, au taux d’abrasivité souvent trop élevé.

Les dentifrices formulés en laboratoire restent donc la meilleure solution pour vos dents. Mais ce n’est pas pour autant que toutes leurs substances sont irréprochables. Lisez les étiquettes.

Quelles sont les substances problématiques à éviter ?

« Nous avons analysé la composition de 12 références de dentifrice pour y traquer les substances problématiques. Parmi les substances problématiques, le laurylsulfate de sodium ou sodium lauryl sulfate (SLS). Ce tensio-actif utilisé pour faire mousser le dentifrice peut se révéler irritant pour les gencives et les muqueuses » ; détaille 60 Millions de consommateurs.

Il serait malheureusement le plus courant, même dans les produits bio. La solution ? Opter pour un dentifrice qui contient du lauryl glucoside, plus doux. Le sodium cocoyl glutamate, le décyl glucoside et la cocamidopropyl bétaïne sont également moins irritants.

Un autre ingrédient est pointé du doigt par l’association de consommateurs : le triclosan, un antimicrobien fortement suspecté d’être perturbateur endocrinien.

« Il a été montré qu’il pouvait être absorbé et rejoindre la circulation sanguine via les muqueuses », note la Dr Brigonnet, dentiste interrogée par 60 Millions de consommateurs. En 2017, plus de 200 scientifiques venant de 29 pays ont lancé l’appel de Florence, afin d’interdire son utilisation. « Malgré cela, certaines marques de dentifrices continuent à l’ajouter », regrette l’experte. Or, aucune des douze références de la sélection de 60 Millions de consommateurs n’en contient.

Près de la moitié des dentifrices contiennent du d ioxyde de titane 

Un autre ingrédient est mis en avant par 60 Millions de consommateurs car près de la moitié des dentifrices en contient : il s’agit du dioxyde de titane (titanium dioxyde ou TiO2), qui se cache parfois sous les codes CI 77891 ou E171. «

Plusieurs études ont démontré une toxicité, voire un potentiel risque cancérogène, du dioxyde de titane chez l’animal. Il est notamment soupçonné de favoriser le cancer colorectal.

Une enquête menée par l’association Agir pour l’environnement sur les effets du dioxyde de titane avait toutefois permis de faire agir certains fabricants. Ce composé a disparu dans près de cinquante dentifrices en seulement deux ans. On est passé de sept dentifrices sur dix avec dioxyde de titane, à cinq sur dix.

Quels sont les références les moins bien notés ?

Parmi les dentifrices les moins bien notés par 60 Millions de consommateurs, on retrouve :

ELMEX • Anti-caries : « Le dioxyde de titane, interdit dans l’alimentaire pour ses effets cancérogènes et la silice hydratée, utilisée comme abrasif, sont susceptibles de contenir des nanoparticules, même si la mention ‘nano’ n’apparaît pas », souligne le magazine.

PARODONTAX • Soin quotidien : « Dommage de trouver dans la composition du dioxyde de titane, encore autorisé dans les produits cosmétiques et pharmaceutiques ».

SANOGYL • Soin gencives au complexe vitaminé : « Une formulation qui réunit plusieurs ingrédients à éviter. Le très controversé dioxyde de titane, interdit dans l’alimentaire et le lauryl sulfate de sodium, au potentiel irritant, sont de la partie. La présence de polyéthylène glycol (PEG-32), humectant obtenu via un procédé polluant, qui utilise de l’oxyde d’éthylène cancérogène, n’arrange pas le cas de ce dentifrice ».

En résumé

-L’enquête de 60 Millions de consommateurs publiée en septembre 2022 a examiné 12 dentifrices pour identifier les agents abrasifs et les ingrédients controversés.

-L’association met en garde contre les dentifrices faits maison pour leur abrasivité élevée et souligne l’importance de l’affichage de l’indice d’abrasivité pour un choix éclairé.

-Les substances problématiques comme le laurylsulfate de sodium, le triclosan et le dioxyde de titane sont critiquées pour leurs effets potentiellement nocifs sur la santé.

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